Dernière acquisition
Torcé-en-Charmé, Sarthe, France



Contrairement aux idées reçues, le musée est un lieu en perpétuel mouvement. La recherche y est bien présente et bouscule parfois ce que l’on pensait acquis.
Chercheurs et chercheuses, enseignants et enseignantes ont parfois besoin d’échantillons pour avancer. Des prêts peuvent être accordés, après avis d’une commission, selon les projets.
Pour cela vous devez remplir la fiche recherche et enseignement et la retourner, dûment complétée,
Les groupes scolaires sont accueilli du mardi au vendredi à partir de 10h, sur réservation préalable.
Les visites sont gratuites et peuvent se faire en autonomie ou accompagnées. Elles s’adressent principalement aux élèves de collèges et de lycées, toutefois il est possible d’adapter certaines visites aux classes élémentaires à partir de 5 ou 6 ans.
Le musée met à disposition des enseignants et des encadrants des ressources pédagogiques pour les accompagner dans la préparation de leur visite.
Plusieurs boîtes pédagogiques conçues par les enseignants et enseignantes de Sorbonne Université peuvent être mis à disposition sur place pour compléter une visite.
Des jeux sont également mis à disposition du public à l’accueil du musée.
Le Musée vous propose de découvrir 1 500 spécimens en vitrines panoramiques.
Ouverte pour la première fois au public en 1971, la collection de minéraux est transférée en 2014 dans les locaux actuels. 1 500 spécimens couvrant plus de 1000 espèces minérales différentes y sont exposés.
Le contenu des 24 vitrines panoramiques centrales est organisé en fonction de la classification habituelle des minéraux en dix grandes familles : les éléments natifs, les halogénures, les oxydes, les sulfures et sulfosels, les carbonates, les composés organiques, les borates, les sulfates, les phosphates, et enfin les silicates.
Les vitrines murales sont consacrées aux plus gros échantillons témoignant pour partie des trésors géologiques issus des cinq continents et des phénomènes optiques de la couleur. Trois à quatre de ces vitrines accueillent les expositions temporaires.
Depuis trente ans, le public s’intéressant aux minéraux est de plus en plus large. Certains spécimens exceptionnels, connus internationalement, sont même qualifiés de chefs d’œuvre du monde minéral !
L’Ilménite de Zambie fait partie de ces spécimens remarquables. C’est un minéral courant, exploité pour le titane. En général, les grands cristaux d’ilménite sont confus, et ne présentent pas les dessins que vous pourrez remarquer dans le diaporama ci-dessous.
La Sidérite avec calcite a été découverte en 1990 dans une carrière d’empierrement. Le négociant qui l’a acquise ne lui accordait pas d’importance. Pourtant, une fois achetée et révélée au sein du musée, plusieurs collectionneurs firent le voyage au Brésil dans l’espoir déçu d’en trouver d’autres. La sidérite de la collection est a priori la meilleure connue pour cette dimension.
La chevkinite du Pakistan est exceptionnelle par la dimension de ses cristaux. Elle provient de l’exploitation, d’une petite veine où les cristaux étaient très difficiles à dégager intacts.
Le Chrysocolle (photo 1), quant à lui, est rarissime en stalactites. Il forme en général des filons ou des amas globulaires. L’exemplaire de la collection est le meilleur connu. Il provient d’une petite découverte qui n’a pas livré plus d’une douzaine de spécimens.
La dolomite (photo 2) est le constituant d’une roche importante, la dolomie. Malgré cette abondance, les beaux cristaux sont très rares. En revanche, la carrière d’Eugui, en Espagne, est réputée pour ses cristaux depuis de nombreuses décennies. Avant son acquisition, ce spécimen exceptionnel était la fierté d’une collection privée.
La grande Barytine de Frizington (photo 3), au Royaume uni, ainsi que la grande fluorite violette d’Alston Moor (photo 4) sont remarquables en raison de leurs dimensions très inhabituelles, et de leur histoire. Ce sont deux des six spécimens les plus anciens exposés aujourd’hui. Ces pièces ont été acquises en 1848, lors de l’achat de la collection du professeur naturaliste suisse, Louis Jurine.


La radioactivité a été découverte en 1896 par le savant français Henri Becquerel (1852-1908) sur des sels d’uranium. Ce métal avait été isolé en 1789. Il était principalement extrait de la pechblende, un oxyde décrit dès la première moitié du XVIIIe siècle.
Les découvertes prennent leur essor au début du XXe siècle avec le développement de l’industrie du radium sur lequel on fondait de nombreux (faux et dangereux) espoirs thérapeutiques, cosmétiques et autres. Espoirs vite déçus durant les années 1920. L’utilisation du radium est interdite en 1937 en dehors de certaines pratiques médicales (radiothérapie) et totalement abandonnée en 1976.
La fin du deuxième conflit mondial, signe le début d’une véritable ruée vers les gisements d’uranium, quelles que soient leurs dimensions, par les pays dotés ou voulant se doter de l’arme nucléaire. Stratégiques, les mines se souciaient peu de rentabilité. La France acquiert une position importante dans cette ruée avec l’ouverture de nombreuses mines sur son territoire, comme celle de Margnac-Compreignac (Haute-Vienne) ainsi que dans les (ex) colonies, comme celle de Mounana (Haut-Ogooué, Gabon).
Ci-dessous : Autunite (photo 1), Francevillite (photo 2), Tobernite (photo 3), Vanuralite (phosphates) (photo 4)


La collection de minéraux regroupe plus d’une centaine d’objets et instruments pédagogiques, et près de 16500 échantillons historiques ou particulièrement exceptionnels. Une partie seulement est mise en scène dans l’espace d’exposition permanente du musée. Toutefois, sur les 6000 (environ) espèces minérales connues, la collection en possède plus de 1000.
À la suite de René Just Haüy (1743-1822), titulaire de la chaire de minéralogie de la Faculté des sciences de la Sorbonne de 1809 à 1822, François Sulpice Beudant (1787-1852) prend l’initiative de réunir les premières pièces qui forment le socle historique de la collection.
Pendant de nombreuses années le développement de la collection a été assuré par des échanges de minéraux récoltés au cours de missions en France et à l’étranger. Des dons, legs et achats exceptionnels ont également permis d’enrichir et de diversifier les échantillons à des fins de recherches et d’enseignement.
Depuis son ouverture aux publics en 1971, dans un écrin inspiré de la Salle du Trésor d’Iran, la collection s’est enrichie d’objets rares et précieux. La création de l'association des Amis de la collection de Minéraux de la Sorbonne (A.MI.S.) en 1982 a été un relais indispensable de recherche de financements après l’épuisement graduel du matériel d’échange. Aujourd’hui encore, le soutien de ses adhérents, spécialistes et amateurs éclairés, permet d’enrichir, de renouveler et de valoriser ce patrimoine géologique à l’échelle internationale.
Aujourd’hui, le musée qui accueille la collection de minéraux est accessible à tous. Il s’agit d’un musée universitaire, ouvert à la recherche, à la formation des étudiants, et investi dans la conservation, l’étude et la valorisation de son patrimoine.
Les minéraux de la Collection des A.MI.S
Cliquer sur les images du mur pour les agrandir et connaître le nom des minéraux.
Photographies : Jean-Pierre Boisseau et Alain Jeanne-Michaud